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Palmarès des mots-clés les plus drôles permettant de trouver ce blog sur Google

Je découvre avec stupeur certains mots-clés de recherche à travers lesquels les gens sont tombés sur mon blog sur Google. Le plus inquiétant est sans doute que la plupart de ces mots ont un lien plus ou moins direct avec mes articles :

– abdallah guech s’ouvre
– laisse toi faire ma poule
– saucisse de saint gall
– un contrat de prostitution est il contraire zux bonnes moeurs
– le policier: chaddinék 3al sokr !
– zmorda la connasse
– j’ai le sang chaud
– réglementation sur les saucisse
– quel sont les obstacles qui empeche la reconstruction du japon
– articles sur les enfants batard
– la loi n’est pas faite pour protéger les imbéciles
– quelle sont les parties de viande dans la saucisse?
– deguisement ronald mcdonald que faut ‘ il
– bouffeur cul sale
– bouffeur de chatte mangas
– les enfants batards
– legislation sur les crustacés
– les cavalier du nahdha
– pitasse nikab
– presse à saucisse
– cette sombre prédiction a t-ell un lien avec la vague de morts étrange qui terrorise paris?
– cul qui marche avec hijab
– deux femmes chaud pour toi
– ennahdha et homosexualité

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Quelle opposition face à Ennahdha ?

Cet article  a été publié dans le numéro de La Voix des Tunisiens de Novembre-Décembre 2011. La Voix des Tunisiens est une revue initialement clandestine, créée en 2006 à l’occasion du cinquantenaire de l’Indépendance de la Tunisie. La Voix propose une analyse critique de la politique tunisienne. Les numéros précédents sont consultables ici. Le dernier numéro est consultable au bas de cette page.

L’opposition divisée par le gouvernement d’union nationale

A l’annonce des résultats de ces élections, nous aurions bien vu le parti Ettakatol à la tête de l’opposition démocratique et laïque en Tunisie. En effet, troisième force politique de l’Assemblée derrière le CPR de Marzouki (qui a très tôt prêté allégeance à Ennahdha), le parti social-démocrate dirigé par Mustapha Ben Jaafar aurait pu rassembler autour de lui afin de peser dans les décisions cruciales de l’Assemblée. Mais immédiatement, Ben Jaafar s’est empressé de se porter candidat à la Présidence de la République et a affirmé la volonté d’Ettakatol de rejoindre un gouvernement d’union nationale , acceptant par là-même, sans discussion, de s’engouffrer dans le régime parlementaire de type IIIe République que tente d’imposer Ennahdha. Cette posture se justifie dans la mesure où il pourrait aller de l’intérêt de la nation que les différentes forces politiques se réunissent pour mener à bien cette gouvernance transitoire et répondre de manière adéquate aux défis économiques que l’urgence nous amènera à relever. Mais ce leader vieillissant ne brade-t-il pas ainsi la formation d’une opposition structurée pour une présidence honorifique, voire fantoche, et des portefeuilles ministériels mineurs ? Ce faisant, ouvre-t-il aussi la brèche qui conduirait à la scission d’Ettakatol, dont plusieurs élus et militants ont affirmé leur appartenance à l’opposition ?

Pour comprendre les enjeux, il faudrait d’abord regarder les choses sous l’angle d’Ennahdha. Le parti islamiste, ne détendant que 41% des sièges, est obligé de former une alliance pour gouverner. Le CPR, à la position ambigüe teintée de social-conservatisme, a su se mettre dans la place de l’allié naturel, et est capable d’apporter à Ennahdha une majorité absolue plus que suffisante pour gouverner. Mais Ennahdha a fait appel à Ettakatol. Pourquoi ? La première chose qui vient à l’esprit est qu’Ennahdha a besoin d’une caution laïque pour former un gouvernement à majorité islamiste. Ensuite, il faut garder à l’esprit l’ampleur des difficultés économiques que la conjoncture laisse entrevoir. En effet, gouverner en cette période n’est une bénédiction pour personne car celui qui gouvernera ne parviendra visiblement pas à redresser la barre économique et à respecter les promesses, notamment celle de créer près de 100 000 emplois par an entre 2011 et 2016 et qui se trouve dans le programme d’Ennahdha. Cette formation n’a-t-elle pas besoin de partager le fardeau de l’échec économique et social à venir afin d’échapper à ses propres responsabilités ? Ettakatol n’est-il pas le dindon de la farce ? En tout cas, l’argument de l’union nationale pour gérer la transition sonne faux lorsqu’on entend en contrepoint des dirigeants d’Ennahdha et du CPR prôner un mandat de 3 ans pour l’Assemblée Constituante.

Il est faux que les Tunisiens ne sont pas prêts pour la démocratie, mais il semble juste d’affirmer que l’éternelle opposition tunisienne à Ben Ali n’est pas prête à continuer son chemin dans l’opposition, maintenant que la démocratie l’a délivrée. Mais on peut se demander si cela vaut le coup de s’unir à Ennahdha lorsque nous avons, plus que jamais, besoin d’une opposition structurée, puissante et crédible, qui se placerait en contre-pouvoir ? Le résultat sera donc une opposition divisée entre complices du gouvernement Ennahdha et une addition de structure minoritaires qui joueront le jeu de la démocratie de l’autre côté de l’hémicycle. L’union de l’opposition séculière et démocratique n’était-elle pas plus souhaitable qu’une union pour la gouvernance forcément fondée sur un partage inégal au profit des islamistes ? Seul le bilan du gouvernement d’union nationale nous permettra d’en avoir le cœur net. Mais entre temps, nous nous demandons comment, au sortir de la période de gouvernance transitoire, c’est-à-dire lorsque « chacun pour soi » redeviendra la norme, Ettakatol pourrait légitimement  constituer aux yeux des électeurs une alternative crédible.

A défaut d’opposition politique, le contre-pouvoir de la société civile

Si Ettakatol aura des difficultés à représenter l’alternative, tout en ayant privé l’opposition politique d’une réelle consistance par son entrée dans le gouvernement Ennahdha,  il n’en demeure pas moins que les partisans de la modernité séculière devront s’efforcer à construire une alternative, si besoin en dehors du Palais du Bardo. C’est en effet à la société civile de former une force qui pourra contrer Ennahdha sur son propre terrain.

Nous avons pu voir, à l’occasion de la campagne électorale, que le laïcisme primaire et agressif n’était pas la solution. En adoptant une stratégie bancale, les partisans de la laïcité ont amené le Tunisien à assimiler celle-ci à un athéisme d’Etat, offrant ainsi à Ennahdha une posture plus que rassurante. Or, l’enjeu est aujourd’hui de sauvegarder les acquis culturels de la société tunisienne, qui prennent la forme de libertés arrachés à l’Histoire. Et ce n’est pas en vilipendant l’Islam que les réformateurs tunisiens ont tourné la page de l’obscurantisme pour voguer vers la modernité. Ils ont au contraire réintroduit la Raison dans la culture islamique tunisienne, formant ainsi l’avant-garde du monde islamique en développant le libéralisme théologique depuis le 19e siècle. Revenons donc à Kheireddine, à Abdelaziz Thaalbi, à Tahar Haddad, et à Mohamed Charfi qui ont su concilier Islam et liberté. Ecoutons donc Mohamed Talbi lorsqu’il nous rappelle que le Prophète a élaboré une constitution laïque, la Constitution de Médine qui reconnait aux juifs, aux chrétiens et aux polythéistes les mêmes droits que les musulmans. Ecoutons Charfi lorsqu’il nous enseigne que dans le Coran se trouvent les arguments qui permettront l’égalité successorale… Mais au-delà de tout, il semble plus que nécessaire de propager ce libéralisme islamique à la tunisienne à travers l’ensemble de la société afin de réconcilier le Tunisien avec son islam, et qu’il se détourne de ces conceptions liberticides importées d’Orient et qui ne lui ressemblent pas. L’opposition sera pédagogique ou ne sera pas.

Habib M. SAYAH

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Décryptage : la démocratie selon Ennahdha

Cet article  a été publié dans le numéro de La Voix des Tunisiens de Novembre-Décembre 2011. La Voix des Tunisiens est une revue initialement clandestine, créée en 2006 à l’occasion du cinquantenaire de l’Indépendance de la Tunisie. La Voix propose une analyse critique de la politique tunisienne. Les numéros précédents sont consultables ici. Le dernier numéro est consultable au bas de cette page.

          Point de « raz-de-marée islamiste »  sur les côtes tunisiennes cette année. Ne bénéficiant pas de la majorité des sièges à l’Assemblée Constituante, Ennahdha sera tout de même le pôle dominant de la politique tunisienne dans les mois et années à venir. Assailli de toutes parts, le parti islamiste devra composer avec la réalité socio-culturelle de la Tunisie, et avec des éléments non-islamistes dans le gouvernement d’union nationale qu’il propose de mettre en place. Lors de la campagne électorale déjà, Ennahdha avait tiré profit des attaques formulées par certains partisans de la laïcité, en adoptant une posture rassurante favorable à la démocratie. Mais quelle démocratie ?

Démocratie hallal ?

Les représentants d’Ennahdha, répondant à la crainte de bon nombre de Tunisiens, et dans le souci d’apaiser l’opinion internationale, n’ont cessé d’affirmer leur attachement à la démocratie et le respect qu’ils voueraient aux libertés fondamentales. « Nous acceptons la démocratie », disent-ils, avant d’ajouter « tant qu’elle se situe dans les limites de ce que l’Islam autorise ». Que signifie ce corollaire essentiel pour comprendre la vision qu’Ennahdha a de la démocratie ? Cela signifie-t-il que les dirigeants d’Ennahdha acceptent purement et simplement la démocratie en raison du fait qu’elle est parfaitement compatible avec l’Islam ? Certainement pas. Ce n’est pas la démocratie qu’Ennahdha accepte ; ils admettent simplement de s’accommoder de ses règles pour éviter de s’aliéner la confiance de la majorité des Tunisiens. Qu’est-ce que « la démocratie dans les limites de l’Islam » ? Pour répondre à cette question il faut d’abord savoir ce qui est licite selon l’Islam et qui a autorité pour distinguer le licite de l’illicite au nom d’Allah. Force est de constater que si l’attachement à l’Islam ne fait pas question en Tunisie, la manière dont chacun vit l’Islam et dont chacun l’interprète, connait d’innombrables variantes, souvent antagonistes. Qui donc est légitime pour dire ce qui est licite et ce qui est illicite, d’autant que le Coran lui-même ne manque pas de commander « Ne dites pas ceci est licite et cela est illicite » ? Que dire alors de ce hadith du Prophète selon lequel « la communauté musulmane se divisera en 73 sectes, dont une seule détiendra la vérité » ? Revient-il à la direction d’Ennahdha de choisir parmi les différentes interprétations de l’Islam, celle qui fixera les limites de la démocratie tunisienne ? Si oui, il faudra compter sur l’autorité du Cheikh égyptien Youssef Al Qaradhaoui, protégé de l’Emirat du Qatar et, en quelque sorte, maître à penser de Rached Ghannouchi qui est son second au sein du Conseil Européen de la Fatwa et de la Recherche. En effet, Al Qaradhoui considère la charia comme un ensemble immuable, et le contenu liberticide qu’il lui attribue ne devrait être en aucun cas amendé selon lui. Ainsi, la démocratie selon l’Islam d’Ennahdha nous autoriserait à choisir démocratiquement qui de Cheikh Ghannouchi ou de Cheikh Mourou dirigera l’Etat tunisien, ou choisir si l’on doit rouler à gauche ou à droite, mais il faut s’attendre à ce que selon cette vision de la démocratie au champ limité, des questions telles que la liberté de mœurs, de croyance, d’expression soient exclues du débat public.

L’islamisme, une menace pour la liberté ? A terme…

Au lendemain des élections, les représentants d’Ennahdha ont à nouveau tenu à rassurer : les femmes, les athées, les homosexuels, les amateurs d’alcool et de bikini ne seront pas inquiétés par le gouvernement. Est-ce sincère ? Sans doute… pour le moment. C’est alors que nous reviennent les propos de Hamadi Jebali, pressenti pour le poste de Premier Ministre, à l’occasion d’une interview publiée par le magazine Réalités le 17 février dernier. Comme à son habitude, le leader islamiste a crié haut et fort son respect pour la démocratie et la liberté, car « nous voulons rassurer les Tunisiens » qui « n’acceptent plus la dictature ». Mais il précise « Ennahdha n’autorisera pas l’illicite, clairement édicté par Dieu et n’interdira pas le licite, permis par Dieu lui-même ». A la question des châtiments corporels, emblématique de la charia, Jebali commence par éviter une réponse claire au motif que les Tunisiens ne veulent pas encore de retour à la charia, mais il finit par admettre « Oui, et que ce soit clair (…)Ennahdha appellera, à terme, à appliquer ces sentences ». L’expression à retenir dans tout ceci est « à terme ». Elle illustre bien les réels desseins d’Ennahdha que son double-discours laisse entrevoir.  Les dirigeants islamistes tunisiens sont de fins stratèges et ils savent être patients.

Conscients de l’attachement des Tunisiens à cette démocratie qu’ils ont arrachée, et de la liberté qui coule dans les veines de ce peuple paisible, les leaders d’Ennahdha ne feront pas l’erreur d’introduire la charia dans le droit tunisien, dans un premier temps. Tout au plus, dans une posture conservatrice, ils édicteront des réglementations au nom de « l’ancrage des bonnes mœurs » dans l’idée de tester l’opinion. Mais l’arme qu’utilisera Ennahdha pour parvenir à ses fins ne sera pas la législation, mais la pression sociale et la propagande : transformer les mentalités et l’environnement social des Tunisiens afin qu’ils finissent par consentir et appeler de leurs vœux l’application de la charia. Nous avons déjà vu à l’œuvre cette pression sociale qui a poussé d’innombrables femmes à opter pour le hijab, de peur d’être mal perçues dans leur milieu social fraichement radicalisé. De même, Ennahdha tirera profit de la contrainte sociale et des incitations pour radicaliser encore plus la société tunisienne. A cet égard, le projet d’arabisation totale de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur est représentatif de ce projet qui vise au repli identitaire afin d’éliminer cette ouverture qui dérangerait la tendance à la radicalisation.

                                                                                  Habib M. SAYAH

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CL 31 octobre 2011 : Habib SAYAH – Elections en Tunisie

http://affinitiz.net/space/cafeliberte/content/_42C97DE3-399B-451A-AC94-4BB9CA917D12

Cette séance se tiendra comme à notre habitude le lundi à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 bd St Michel, 75006 paris (croisement avec la rue Mr le prince, M° Luxembourg).

La séance aura pour thème les récentes élections tunisiennes.

Nous aurons l’honneur de recevoir Habib SAYAH, jeune responsable associatif libéral et candidat de la liste Sawt Mostakel à l’Assemblée Constituante dans la circonscription « France 1 » aux élections tunisiennes, dont la récente interview pour le think-tank italien Libertiamo a été reprise par le magazine libéral français Contrepoints.

Les élections tunisiennes du 23 octobre ont vu arriver en tête le parti islamiste Ennahdha (Renaissance) avec environ 40% des suffrages et 90 des 217 sièges, loin devant les partis laïcs qui cumulent 60% des suffrages mais sont émiettés et divisés. Aussi les observateurs de la vie politique tunisienne s’attendent à ce que le nouveau gouvernement soit structuré autour de Ennahdha.

Comment se sont déroulées les élections du 23 octobre et leur campagne ? Quel est le paysage politique dessinés par ces élections ? Qu’est Le résultat des urnes est-il une surprise ? ce que l’islamisme d’ Ennahdha ? La Tunisie se radicalise-t-elle ? Où en est le libéralisme en Tunisie ? Quelles sont les relations entre la pensée politique française et la pensée politique tunisienne ? Quelles seront les lignes fortes de la politique tunisienne des années à venir ? C’est autour de ces questions que nous vous proposons de débattre le lundi 31 octobre 2011 à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 bd Saint Michel 75006 Paris !


 

 

 

 

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Leçons anticipées des élections #1 et #2

Leçon anticipée de ces élections #1 : la division des partis « progressistes » est la source de l’éparpillement des voix. Quand on veut le bien de son pays, on s’unit et on se la ferme, on oublie notre petit égo à la con et on cesse d’avoir la grosse tête en croyant être suffisamment forts pour gagner en la jouant solo et en prétendant représenter le vote utile.

Leçon anticipée de ces élections #2 : On ne peut pas prétendre représenter le vote utile quand on ne s’adresse qu’à une petite minorité bourgeoise qui ne représente rien dans ce pays, surtout quand on fait campagne à coups de concepts étranger du genre « vote utile », « ni à gauche ni à droite », en invitant des superstars inconnues du grand public. Stratégie dangereuse qui crée un effet d’entrainement dans des petits groupes qui finissent par croire qu’ils représentent la majorité et qui tomberont des nues quand ils verront que leur fameux pôle n’a pas fait l’effort pédagogique de convaincre le tunisien de la masse flottante mais s’est assis sur ses lauriers marsois.

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Interview par Emmanuel Martin sur UnMondeLibre.org : Habib Sayah sur la Révolution Tunisienne

Voici mon interview accordée le 27 janvier 2011 à Emmanuel Martin pour le site UnMondeLibre.org

http://www.unmondelibre.org/Podcast_Sayah_Tunisie_270111

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Café Liberté du 31 janvier 2011 : Habib Sayah sur la Révolution Tunisienne

http://affinitiz.net/space/cafeliberte/content/_BA600AB4-42AE-47DB-91E2-64A387EBAFAB

Notre séance se tiendra comme à notre habitude le lundi à 20h30 au café Le Luxembourg , 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris (croisement avec la rue Mr le Prince, M° Luxembourg).

La séance aura pour thème : La Révolution Tunisienne de 2011.

Nous aurons l’honneur de recevoir Habib SAYAH. Tunisien venu étudier en France, président de l’association étudiante Energie Libérale, Habib SAYAH est un observateur éclairé de la vie politique tunisienne. Dans son remarquable article-interview Panorama de la révolution tunisienne, daté du 21 janvier, et dans sa limpide interview du 27 janvier menée par Emmanuel MARTIN pour Un Monde Libre, il décrit le régime de Ben ALI, l’attitude de la puissance publique française, et l’état de la société civile et des esprits tunisiens en matière politique.

Le 17 décembre l’immolation par le feu d’un vendeur à la sauvette dont la cargaison a été saisie par les autorités tunisiennes met le feu aux poudres de la colère populaire face la vie chère, qui explosent en décembre et janvier en une série d’émeutes sous le souffle desquelles s’effondre le régime de Zine el-Abidine BEN ALI installé depuis 1987 sur les fondations du régime d’Habib BOUGUIBA datant de 1957. Le 14 janvier le dictateur s’enfuit ; la France refuse de l’accueillir et sa destination sera finalement l’Arabie Saoudite. Suit une période de précarité institutionnelle ou les multiples pressions populaires, syndicales, militaires jettent à bas en quelques jours tour à tour plusieurs gouvernements dirigés par le 1er ministre sortant, à chaque fois plus épurés des figures du régime sortant.

Cette étonnante suite d’événements suscite des questions d’un intérêt considérable sur leur déroulement, leur substrat sociohistorique et le devenir du pouvoir régalien en Tunisie. En effet la venue sous la pression populaire d’un régime démocratique libéral, loin des dictatures ou théocraties et de leurs variantes totalitaires communistes ou islamistes serait un événement géopolitique majeur, d’une portée potentiellement historique à l’échelle planétaire en raison de son impact sur le monde musulman tout entier.

Riche de l’espoir d’une génération de tunisiens tournée vers la liberté et le développement accompli par les démocraties occidentales, cette révolution portera-t-elle les véritables fruits de la liberté ?

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